La formation professionnelle doit être au service de la compétitivité des entreprises, de l’employabilité des salariés, et de l’emploi des jeunes.

Le MEDEF considère que l’accord trouvé le 22 février répond à ces objectifs, car il satisfait deux ambitions majeures, comme l’y invitait le document d’orientation du gouvernement. C’est une évolution réelle et pragmatique de la formation professionnelle, construite par les partenaires sociaux de façon responsable.

Le nouveau dispositif se met au service de la jeunesse en révolutionnant le système d’alternance.

Son pilotage par les branches place les besoins en compétences des entreprises au cœur de l’offre de formation, une nécessité pour développer cette voie d’excellence. L’apprentissage devient plus simple, plus agile, plus réactif (simplification des règles administratives et règlementaires, liberté d’ouverture des CFA). Le financement de tous les contrats d’apprentissage sera également assuré dans la transparence.

Pour accompagner ces évolutions indispensables, le Medef va s’impliquer fortement dans les semaines qui viennent pour inciter les entreprises à préparer l’avenir en embauchant plus d’apprentis. Il développe pour cela des outils pratiques et simples destinés aux chefs d’entreprise, aux apprentis et aux CFA (site ToMyJob en cours de lancement), et déploiera une campagne de sensibilisation des chefs d’entreprise. 

L’accord capitalise par ailleurs sur la réforme de 2013 et la prolonge. Il simplifie la formation des salariés tout au long de leur vie professionnelle et assure la montée en compétence des entreprises, notamment pour les PME.

Chaque salarié aura les moyens d’être acteur de son parcours, notamment par abondement de son CPF en heures supplémentaires. Son accès à la formation sera simplifié (un seul droit, des formations qualifiantes et certifiantes sans l’exigence de listes pour l’obtenir), éclairé (il sera informé sur les besoins des secteurs et territoires), et dynamisé par un accompagnement renforcé et professionnalisé grâce aux moyens donnés au Conseil en évolution professionnelle (CEP). Ce parcours des salariés rejoint celui des entreprises qui peuvent signer des accords, et à défaut les branches, dans une logique de co-construction et de co-investissement avec leurs salariés.

Au total la formation sera mieux ajustée aux besoins des salariés et des entreprises.