Le MEDEF est opposé à la mise en œuvre d’une contribution exceptionnelle d’IS sur les grandes entreprises pour rembourser une taxation illégale prélevée sur les entreprises ces dernières années. Cette nouvelle taxation va d’ailleurs frapper des entreprises pour des montants sans correspondance avec le remboursement qu’elles vont recevoir de l’Etat, ce qui constitue une véritable double peine pour ces entreprises.

Le MEDEF note que la situation actuelle ubuesque (on souhaite taxer les entreprises pour rembourser une taxe illégale prélevée sur… les entreprises) est directement issue d’un refus du Gouvernement précédent de prendre ses responsabilités face à un problème pourtant identifié. C’est dommageable pour le pays.

Pour autant, la solution envisagée est celle utilisée depuis trop d’années dans notre pays (pour régler un problème, on crée une taxe ou une surtaxe) : c’est ce qui conduit aujourd’hui la France à être le pays européen où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés. Le MEDEF regrette que d’autres solutions n’aient pas été retenues, par exemple la vente d’une partie des participations de l’Etat dans certaines entreprises.

Le respect de nos engagements européens est par ailleurs un impératif. Mais la seule solution soutenable à terme est d’engager enfin une véritable politique structurée de baisse des dépenses publiques. Le MEDEF regrette que le Gouvernement ne soit pas assez ambitieux sur ce sujet.