A l’occasion d’une conférence de presse, le Président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers Alpes, Olivier GALLAIS, a fait un point sur le marché du logement collectif neuf de l’agglomération grenobloise au 1er semestre 2018.

Globalement, le nombre de réservations nettes est stable depuis 2016. Le marché Grenoblois pérennise donc sa reprise en restant sur la dynamique des années précédentes avec une très légère baisse des réservations de 3% par rapport au 1er semestre 2017.

 

A contrario, les mises en vente poursuivent leur inflexion, amorcée au second semestre 2017, et sont en net retrait (39 %) sur la même période, conséquence de la difficulté de montage et d’instruction des permis de construire et résultante des recours toujours nombreux. L’offre disponible diminue pour ce 1er semestre de près de 10 %.

Le marché est notamment orienté sur la résidence principale avec 62 % des réservations, mais les investisseurs restent bien présents sur le marché. La prolongation du dispositif Pinel avec un maintien de Grenoble et des communes limitrophes en zone B1 a permis de conserver une bonne part d’investisseurs soit 38 %.

En ce qui concerne les prix moyens, le marché évolue sur le rythme de l’inflation et a progressé ainsi de 5 % sur une période de 5 ans (2013-2018) pour atteindre 3654 €TTC (hors stationnement).

Quant aux prévisions 2018, la tendance se situera aux alentours de 1100 réservations pour 2018 entrainant ainsi une baisse de 8 % pour se situer dans la moyenne des 10 dernières années. C’est une tendance baissière, comme au niveau national, mais il ne faut pas oublier que l’année 2017 avait été particulièrement dynamique.

A la demande de la FPI Alpes, Le CECIMOBs a réalisé une étude de marché sur l’accession réalisée par les bailleurs sociaux en 2017. Il en ressort que La production de logements en accession par les bailleurs sociaux occupe une part importante du marché de la Métropole en 2017, soit 27 % des mises en vente de logements collectifs neufs.

Le prix moyen de ces opérations mises en vente est inférieur de 23 % au prix moyen des opérations commercialisées par les promoteurs privés. Les bailleurs sociaux bénéficient d’avantages dans le montage de leurs opérations en accession ; à savoir la décote du foncier, une TVA réduite, pas d’impôt sur les sociétés et des droits de mutation moins élevés… ce qui leur permet de vendre à un prix inférieur.

Cette production, qui a un coût élevé pour l’Etat et les collectivités locales, concurrence et affaiblit le marché de l’accession libre compte tenu des écarts de prix et de l’importance.