fnaimAvant de lire ces quelques lignes, et pour la très grande majorité des personnes qui ne me connaissent pas, rassurez-vous la FNAIM de l’Isère et son Président sont en pleine forme pour le moment !

Il est temps de dire STOP. Et ce n’est pas un STOP BOUCHONS comme le MEDEF Isère l’avait initié il y a quelques années. Mais un STOP au Grenoble Bashing. Les chefs d’entreprise grenoblois doivent mettre un terme à cette connivence bourgeoise de dire du mal de notre agglomération. Combien d’entre nous n’hésitent pas à parler en mal de notre territoire alors que c’est sur celui-ci que prospèrent nos affaires. Mais combien d’entre nous ont-ils fait un vrai travail d’analyse et de benchmark avec des agglomérations semblables à la nôtre ? Grenoble n’est-elle plus capable de tenir la comparaison ?

J’entends souvent : « Grenoble est sale », « Grenoble est mal fréquentée » ou encore « je ne vais plus en centre-ville ». Mais pourquoi n’irions-nous plus consommer en centre-ville ? Ce n’est pas assez chic ?

Cependant, il est vrai que certains marqueurs d’inquiétudes apparaissent. Dans mon domaine d’activité, concernant le logement, Grenoble était la 4ème ville la plus chère de France en 2007. Elle est passée depuis en 11ème position. Depuis plusieurs années, notre territoire sous performe les résultats de notre région. Quand les prix baissent en région, ils baissent un peu plus en Isère. Quand les volumes de transactions augmentent dans notre région, ils augmentent un peu moins en Isère. Par ailleurs, Grenoble est également la championne incontestée des impôts locaux. Malgré tout, nous sommes sur un territoire exceptionnel, qui mérite notre engagement et notre dévouement et doit continuer de profiter de vos investissements. Le MEDEF Isère doit intensifier la promotion de notre Capitale et véhiculer une image positive de celle-ci. Ne soyons plus Kamikazes, ce sont nos entreprises et nos emplois qui sont en jeu.

Dans un autre registre, et au regard des revendications printanières de certaines organisations syndicales, j’ose prendre le relais ! La FNAIM de l’Isère reste toujours très surprise du sort que lui réservent ses pairs. Par exemple, nous avons la chance d’avoir un centre de formation performant, pour autant nous sommes concurrencés par la Chambre de Commerce et d’Industrie qui développe de son côté des programmes destinés aux agents immobiliers avec le financement de nos entreprises.

Par ailleurs, nos agences spécialisées en immobilier d’entreprise sont concurrencées par les EPCI sans que cela ne provoque la moindre émotion.

Enfin, dans le tumulte de la réorganisation d’Action Logement, un certain nombre de mes confrères perdent des mandats à cause d’une décision technocratique d’internaliser la gestion locative au profit des filiales d’Action Logement.

Si vous lisez ces dernières lignes, cela voudra dire que je n’ai pas été censuré et que j’ai pu vous sensibiliser sur les enjeux de notre territoire et de ma branche professionnelle.

Vincent DELAUNOISvincet delaunois photo
Président de la FNAIM Isère