Alors que démarre les négociations sur l’assurance chômage, pour le MEDEF, il s’agit de changer les règles d’indemnisation du chômage pour inciter à la reprise à l’emploi. 

Avant tout, Geoffroy ROUX DE BEZIEUX, Président du MEDEF, rappelle que les problèmes de recrutement sont devenus la préoccupation numéro un des chefs d’entreprise. Il y a, à la fois, un sujet de compétences, un problème géographique avec des zones sinistrées en France et une question d’efficacité du marché du travail. On a ce paradoxe invraisemblable d’un chômage structurel supérieur à 8 % depuis quinze ans et des emplois qui restent non pourvus. Nous sommes le seul pays de l’OCDE qui fonctionne comme cela.

La deuxième raison de faire cette réforme, c’est le problème financier de l’Unedic.

Et enfin la troisième, c’est que nous ne sommes plus dans un véritable système d’assurance-chômage. L’Unédic finance le service public de l’emploi, l’Etat garantit la dette et, dernier élément clef : il n’y a plus de cotisations salariales mais un financement universel via la CSG.

La proposition du MEDEF de réforme du régime d’assurance chômage est une remise à plat complète : un système à trois étages pour indemniser les chômeurs. – une allocation universelle forfaitaire financée par la CSG, gérée par l’Etat – un régime assurantiel complémentaire obligatoire, géré par les partenaires sociaux – un régime supplémentaire, pour les indépendants et les chefs d’entreprise qui ne sont pas assurés aujourd’hui par les cotisations.