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Point presse mensuel de mai 2011
Bonjour à tous,
Nous avons eu hier une séance tout-à-fait intéressante au Conseil exécutif, et je vais aborder avec vous ce matin les quatre points principaux. Premièrement, nous voudrions vous dire quelques mots sur la croissance et le chiffre excellent du premier trimestre, puis j’aborderais le sujet de la prime liée à l’évolution des dividendes, je vous dirais un mot du 1 % logement et je vous parlerais également de biodiversité.
La croissance
Nous avons parlé hier en introduction de notre Conseil exécutif car nous considérons que le chiffre du premier trimestre est une excellente nouvelle. Il témoigne tout d’abord du fait que tout le monde, je dis bien tout le monde, a fait beaucoup d’efforts depuis plus de deux ans pour remettre notre pays sur les rails de la croissance et de la prospérité économique. Il me semble qu’il faut féliciter tout le monde. Chaque Français pour ce travail. L’enjeu aujourd’hui, est évidemment de consolider le résultat. La question est comment faire pour avoir quelque chose d’équivalent ou d’approchant aux deuxièmes et troisièmes trimestres et quatrième trimestre de cette année. Il nous semble que c’est accessible à condition tout d’abord que nous ayons à l’esprit les dangers qui perdurent et qui pourraient casser cette dynamique. Il y en a un qui est évidemment dans les esprits, qui est tout-à-fait présent dans les réflexions de chacun, c’est la résolution de la crise de la dette grecque. Le danger, c’est si nous n’arrivons pas à résoudre cette crise. Il faut donc vraiment soutenir et encourager tous les efforts déployés par les gouvernements européens, et en particulier de la zone euro dans la tentative d’avoir une vraie approche commune, solide et durable sur cette question. Il y a un danger dont on parle peut-être un peu moins, mais qui nous semble tout-à-fait sérieux, qui sont les discussions en cours aux Etats-Unis sur la dette américaine. Bien sûr, il s’agit en ce moment d’une négociation qui relève d’un rapport de forces politique, mais il faut avoir à l’esprit que ceci pourrait avoir des conséquences sur l’économie du monde. D’où l’importance, et j’y reviendrais, des réunions du type G8 ou G20 et nous, représentants du monde des entreprises, de l’économie réelle, du secteur privé, avec nos homologues anglais, américains, allemands, italiens, japonais en particulier, nous n’allons pas cesser de demander au gouvernement de garder l’esprit qui est né au pire moment de la crise financière, de coopération et de coordination des politiques économiques. Si nous surmontons ces difficultés, et si par ailleurs en France, nous avons la conscience que pour consolider ces résultats, il faut continuer à mener une politique en faveur de l’investissement, une politique économique de l’offre, alors, on peut avoir vraiment tout-à-fait confiance pour l’avenir, pour l’avenir proche et pour l’avenir à moyen terme. Et au fond, cette confiance bien sûr est clef car si, aujourd’hui, la croissance semble là dans les indicateurs économiques, on sent qu’elle n’est pas encore tout-à-fait dans les esprits et qu’il y a des doutes, qu’il y a des fragilités. Il est important que cette croissance soit également dans les esprits. Plus on aura la confiance en l’avenir, plus on se donnera les moyens de créer un cercle vertueux. Et vertueux au profit de tout le monde. J’ajouterais aussi, pour terminer sur ce point, que dans les chiffres qui ont été rendus publics, beaucoup beaucoup de signes positifs sont à souligner. Le fait que cette croissance de 1 % sur le premier trimestre soit le fruit d’une croissance positive de tous les secteurs de l’économie, l’industrie, les services, le commerce, le bâtiment. Le fait qu’il y a une création d’emplois positive, et y compris dans l’industrie. Certes, c’est encore ténu, + 600 emplois, mais c’est tellement un renversement de tendance qu’il y a là vraiment une très bonne nouvelle à souligner. Néanmoins, nous voyons que nos exportations sont encore nettement inférieures à nos importations, ce qui montre bien que nous devons encourager l’investissement et avoir ce que je disais à l’instant, une politique économique, premièrement de l’offre. Cela ne veut pas dire que nous devons exclure des éléments de la demande, mais nous devons prioritairement continuer à mettre l’accent sur l’offre.
« Prime liée aux dividendes »
Evidemment, nous pouvons très vite faire le lien avec le deuxième sujet que je souhaitais aborder avec vous ce matin, et qui a été au cœur des discussions de notre Conseil hier, qui est le dossier de la prime liée à l’évolution des dividendes. Je fais très naturellement le lien puisque ce mécanisme de prime liée aux dividendes s’inscrit plus globalement dans le sujet de la valeur ajoutée. Et si nous avons une bonne croissance, évidemment que nous avons une croissance de la valeur ajoutée, et l’on peut par conséquent se poser la question, légitime, du partage de cette valeur ajoutée. Et sur cette question, au fond, la chose la plus importante que je voudrais vous dire ce matin, c’est que nous considérons que ce sujet relève naturellement et légitimement du dialogue sociale et du paritarisme. Et je voudrais, à cette occasion, faire l’éloge du paritarisme. Je dis bien l’éloge du paritarisme. Il faut comprendre que nous avons tous intérêt à ce que le paritarisme soit respecté. Il faut comprendre l’apport spécifique du paritarisme, notamment sur des dossiers complexes, des dossiers sensibles. Et il me semble que le paritarisme depuis quelques années, est en train de connaître une transformation profonde, qu’il a gagné en maturité, en capacité d’adaptation, qu’il est capable d’être dans le vrai, dans le réel, et qu’il a donc un potentiel de construction sociale tout-à-fait remarquable. Le dossier dont je parle, prime liée à dividendes, est un dossier qui devrait être traité dans le cadre du paritarisme. Qui devrait, et nous souhaitons en réalité, qu’il soit considéré comme un dossier actuellement traité dans le cadre du dialogue social. Vous savez, l’article premier de notre Constitution, dit que notre que notre République est la République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Et sociale. Ce qui veut dire que dans notre culture, dans nos grands principes, le social, et vous le savez bien puisque c’est le cœur de votre métier, à vous, pour la plupart d’entre vous, le social est quelque chose d’essentiel, de fondamental. Or, en 2007, une loi a été votée par l’actuelle majorité et cette loi a dit au fond : il convient aujourd’hui d’approfondir le dialogue social et la démocratie sociale. C’était très important à ce moment-là. C’était très important parce que, souvenez-vous, beaucoup disaient, sur la question du social, la France est en retard. Dans les milieux patronaux, dans les milieux syndicaux, chez les experts, chez beaucoup de politiques très investis dans la question sociale, on disait que la maturité sociale était moindre en France qu’en Allemagne. On pouvait même acter du fait que nous étions en retard par rapport aux traités européens qui, depuis un certain temps déjà, avaient introduits une procédure d’obligation de consultation des partenaires sociaux. Alors, aujourd’hui, nous disons que cette loi de 2007 est un apport majeur à cet approfondissement de la démocratie sociale. Et dis ce matin qu’elle ne doit pas rester de l’ordre du pur symbole. C’est une loi qui formalise une nouvelle méthode. C’est une loi qui précise un processus. C’est une loi d’ailleurs qui, non seulement impose une procédure au gouvernement, mais qui a été tellement soutenue, approuvée que plus tard, et le Sénat, et l’Assemblée nationale, ont d’elles-mêmes, ces deux Assemblées, décidé d’introduire un processus équivalent à l’intérieur même de l’élaboration de la loi qui serait issue d’une proposition de sénateurs ou de parlementaires. Et d’ailleurs, tout récemment encore, il y a une semaine, le président de la Commission sociale de l’Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, écrivait à l’ensemble des partenaires sociaux une lettre dans laquelle il disait qu’il préférait toujours le contrat à la loi. Et puis je terminerais cet éloge du dialogue social et de la loi de 2007, en vous disant que ce que permet une telle approche, c’est-à-dire la consultation et la concertation avec les partenaires sociaux, et la proposition qu’il aurait faite d’engager une négociation d’eux-mêmes, cette approche favorise une efficacité dans l’élaboration de la norme. Pourquoi ? Parce que, ce qui est unique dans cette façon de faire, mais unique, j’insiste, c’est que dans ce cas, dans le cas où les choses se font par la voie du dialogue et de l’accord entre partenaires sociaux, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Et cette idée qu’il n’y ait ni vainqueur ni vaincu favorise l’efficacité dans l’élaboration de la norme, favorise la simplicité dans son application et favorise l’adhésion à la nouvelle norme qui a été créée. Et du coup, aussi, c’est tout-à-fait important, la stabilité de la norme. Une norme qui a été ainsi conçue par accord, par consensus, est une norme qui reste stable plus facilement que toute autre construction. Nous considérons aujourd’hui que le dossier « prime liée à dividende » doit être traité par conséquent à l’intérieur de la négociation que nous menons actuellement. Je sais, certains d’entre vous pourraient me dire : mais au fond, vous avez déjà été consultée sur ce sujet, vous avez engagé un processus mais qui tarde tellement à se conclure qu’il est normal que le gouvernement se saisisse du sujet. Moi, je voudrais apporter quelques objections à cette considération. La première, c’est que, quand en 2009, dans la tourmente de la crise, le président de la République nous a demandé d’aborder cette question du partage de la valeur ajoutée, nous avons dit « oui ». Et nous avons, du coup, ouvert un processus, tout d’abord de Délibération sociale, c’est important, et nous l’avons fait dès l’automne 2009. Et au cours de l’année 2009, nous avons eu 5 réunions dans le cadre d’une Délibération sociale. Et puis, nous avons transformé cette Délibération sociale en véritable négociation au cours de l’année 2010. Et au cours de l’année 2010, nous avons eu 7 séances de discussions avec les organisations syndicales. Depuis le début de l’année 2011, nous avons déjà eu 3 séances, dont l’une le 26 avril dernier, qui était une séance au cours de laquelle nous avons fait un relevé de conclusions provisoires, mais de conclusions, relevé signé par les cinq organisations syndicales et deux organisations patronales sur trois et relevé qui témoignait de notre volonté et de notre capacité à avancer d’une manière efficace et porteuse d’un accord potentiel dans le cadre de cette discussion. Certains peuvent dire : c’est très long tout cela. Mais quel est l’agenda politique qui n’est pas modifié parce que des événements majeurs le bousculent ? Et nous savons tous que l’année 2010 était une année qui était consacrée principalement, pour ne pas dire exclusivement, par les acteurs syndicaux, patronaux et gouvernementaux, à la réforme des retraites. Et je crois qu’il ne faut pas considérer que parce qu’un dossier prend du temps, qu’il n’est pas bien orienté. J’aime citer cette phrase de Talleyrand qui disait à son cocher : « Doucement, cocher, je suis pressé ». Aujourd’hui, nous considérons que la prochaine séance de négociation qui va se tenir le 27 mai, donc très prochainement, peut nous permettre d’avancer d’une manière tout-à-fait intéressante sur la façon dont on doit aborder entre employeurs et représentants des salariés dans l’entreprise la question de la valeur ajoutée. Et il est beaucoup, beaucoup plus intéressant de se demander comment on aborde cette question entreprise par entreprise, que finalement chercher à l’aborder d’une manière globale, uniforme et avec un cadre qui serait exactement le même selon que vous êtes dans une entreprise de 60 personnes ou dans une entreprise de 100 000 personnes. Selon que vous êtes une entreprise cotée ou que vous en l’êtes pas. J’ajouterais un point qui n’est pas négligeable dans la réflexion sur le sujet, qui est quand nous avons commencé à discuter, y compris après les réunions tripartites de 2009 Etat-syndicats-patronat, jamais le lien avec les dividendes n’avait été abordé, nous étions bien dans une réflexion sur la valeur ajoutée. Et je terminerais en vous disant aussi la chose suivante : il faut faire attention à ne pas ajouter de la complexité à la complexité. Aujourd’hui, tel que le texte se présente, il soulève un nombre de questions très important dans sa mise en œuvre pratique, des questions qui vont tant de la norme comptable à ce que serait un tel dispositif jusqu’à l’application ou aux sociétés mères qui sont de droit étranger ou bien encore la mise en œuvre d’un tel process dans une filiale qui perd de l’argent, et à propos de laquelle le mécanisme envisagé ne ferait qu’aggraver les pertes. Vous voyez qu’il y a beaucoup, beaucoup d’enjeux pratiques et en plus cet enjeu lié au paritarisme. Peut-être aurez-vous d’autres questions sur le sujet, mais voilà la façon dont on raisonne aujourd’hui sur cette question. Vraiment, il ne faut pas que la loi Larcher soit une loi qui reste de l’ordre du symbole, il faut en garder son esprit, qui est le signe d’une profonde transformation du dialogue social dans notre pays.
1 % Logement
Je dirais encore un mot sur les enjeux sociaux pour, mais je change tout-à-fait de domaine, pour vous dire que nous sommes sur le point d’engager une négociation, ou plutôt une concertation, pas une négociation au sens formel et interprofessionnel du terme, mais une concertation qui va avoir un aspect de négociation entre l’Etat, les organisations syndicales et nous-mêmes sur l’évolution du 1 % Logement. Vous savez que nous avons, depuis 3 ans, engagé de profondes réformes dans la gestion du 1 % Logement, nous avons, je crois, su transformer en réduisant le nombre de collecteurs et en modifiant la gouvernance du 1 % Logement, je crois que nous avons mis de la transparence et mis en place aussi des outils de contrôle du dispositif, c’était tout-à-fait important parce que, ne l’oublions jamais, nous gérons, via le 1 % Logement, nous, partenaires sociaux, ce qui est une occasion pour moi de vous rappeler le rôle des partenaires sociaux, nous gérons plus de 4 milliards d’euros par an, mais n’oubliez jamais que dans ces 4 milliards, l’Etat prélève chaque année entre 1 milliard et 1,5 milliard pour financer ses propres programmes, et notamment l’ANRU et l’ANAH. Aujourd’hui, ce prélèvement de l’Etat commence à mettre sérieusement en péril l’équilibre général d’Action Logement, l’organisme qui supervise le 1 % Logement, et nous voudrions ensemble, organisations syndicales et patronales, faire passer un message au gouvernement, qui est que jusqu’alors, les dispositifs du 1 % Logement ont été très utiles comme éléments de bon fonctionnement du marché du travail, continuer à mettre en péril l’équilibre du 1 % Logement, c’est par voie de conséquence, par ricochet, fragiliser le bon fonctionnement du marché du travail. Pourquoi ? Parce que le 1 % Logement a vocation à proposer soit en accession à la propriété, soit en location, des logements pour les salariés des entreprises et c’est donc un mécanisme indispensable dans le bon fonctionnement du marché du travail. Et d’ailleurs, au cours de la négociation sur l’emploi des jeunes, nous avons, je crois, posé un acte tout-à-fait important en débloquant un certain type de financement pour réserver des aides aux jeunes qui sont en train d’entrer sur le marché du travail et également pour débloquer une production de 15 000 logements supplémentaires par an, destinés exclusivement aux jeunes générations. Je dis débloquer la production de 15 000 logements supplémentaires par an destinés exclusivement aux jeunes qui se présentent sur le marché du travail. Voilà pour le plan social, je vous ai dit, je crois, toutes les choses importantes.
Biodiversité
Je terminerais par un mot sur la biodiversité. Au fond, ceci peut sembler secondaire compte tenu de ce que j’ai dit jusqu’alors, mais je crois que quand on réfléchit quelques instants, on se dit que ce n’est pas secondaire et que c’est peut-être au contraire la chose la plus importante. Parler de la biodiversité, c’est parler du vivant tout simplement. Et nous, chefs d’entreprise, nous, entreprises collectivement, nous devons nous poser des questions face aux risques, aux menaces de disparition, d’extinction sur la biodiversité, c’est-à-dire à la fois bien sûr les plantes, les végétaux sous toutes leurs formes mais aussi peut-être premièrement sur les espèces vivantes que sont les animaux. Juste quelques chiffres pour qu’on l’ait en tête, on l’a souvent en tête, mais c’est bien de les rappeler pour se faire peur et donc pour se mobiliser. Les experts estiment que d’ici un siècle, le risque que 12 % des oiseaux, 25 % des mammifères et 32 % des poissons puissent disparaitre. Définitivement. 12 % des oiseaux, 25 % des mammifères, 32 % des poissons pourraient disparaitre définitivement d’ici un siècle. Dans ce cadre-là, vous savez qu’il y a eu en 2010, une conférence tout-à-fait importante des Etats à Nagoya. J’avais moi-même fait délivrer un message au nom des entreprises françaises au cours de cette conférence. La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet est sur le point de lancer le 19 mai, c’est dans quelques jours, une stratégie en faveur de la biodiversité. Nous voulons, nous, Medef, jouer un rôle important dans cette stratégie pour mobiliser les chefs d’entreprise, les décideurs d’une manière générale et pour apporter le plus possible notre contribution à tout ce qu’il convient de faire pour préserver l’écosystème, pour le restaurer là où il a été gravement endommagé, et pour, je pèse mes mots, inclure la biodiversité dans les facteurs de décision économique. Inclure la biodiversité dans les facteurs de décision économique. Souvenez-vous, j’ai placé mon premier mandat de présidente du Medef sous un slogan qui était « l’entreprise, c’est la vie ». Et dans ce deuxième mandat, nous avons une autre ligne directrice, qui est la compétitivité équitable. Quand on parle de compétitivité équitable, nous disons bien l’importance de l’éthique. Et je relierais l’éthique au vivant assez facilement, ce qui veut dire que nous devons avoir cette préoccupation à chaque instant, c’est probablement des changements lourds dans les processus de production, mais ce que je voudrais dire, c’est que beaucoup d’entreprises sont déjà très engagées dans ce domaine. Je pourrais citer des entreprises comme Lafarge, EDF, Vinci ou des entreprises plus spécialisées dans les questions environnementales, comme Séché Environnement, Suez bien sûr. Il faut simplement donner une ampleur encore plus grande et si possible exhaustive à ce mouvement et faire en sorte que des choses significatives puissent changer.
Université d’été du Medef
Je terminerais en ajoutant la chose suivante : nous avons, dans cet esprit, préparé et pas finalisé évidemment, mais nous avons bien avancé notre prochaine Université d’été. Et je voudrais donner son titre aujourd’hui publiquement à notre Université d’été. Elle s’appellera « Villages et Planètes : objectif B20 ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous voulons à la fois penser le local et le mondial, nous voulons à la fois penser business mais aussi la mobilisation des Etats vers quelque chose qui soit vraiment une coordination internationale de plus en plus assurée et de plus en plus resserrée. Et nous voulons dire aussi qu’il est temps d’être capable à la fois de penser le business, l’activité économique, la capacité de gagner de l’argent, à rester productif et compétitif, tout en se demandant comment nous devons réinventer un certain nombre de process en disant qu’il y a aujourd’hui des nouvelles figures de l’humanisme. Et qu’il faut être très au fait de ce que sont ces nouvelles figures de l’humanité. Et bien sûr, cela veut dire à la fois penser le capitalisme dans sa version, je dirais, philanthropique. Cela veut dire aussi, et c’est très important ce que je vais dire, de refuser les extrêmes. Clairement, sans ambiguïté. Refuser les extrêmes, évidemment sur le plan politique, sur le plan économique. Refuser les extrêmes sur le plan économique, c’est refuser les excès, c’est être bien sûr dans le rationnel, mais se donner le droit à l’émotion également. C’est autour en tout cas de ces grands sujets qui, je crois sont, au fond, présents dans chacune des rencontres que nous avons ensemble, que nous allons discuter autour de l’Université d’été qui se réunira le 31 août, le 1er et le 2 septembre.
B20
Et si nous disons aussi « objectif B20 », cela veut dire que ce sera un signal par rapport à la réunion qui se tiendra deux mois après à Cannes. Une réunion qui rassemblera les patronats des pays du G20 et que le Medef, à la demande du président de la République, prépare tout-à-fait activement, en collaboration étroite avec nos homologues des différents pays du G20.