Le Medef partage l’ambition du Premier ministre de désintoxiquer le pays de sa dépendance aux déficits publics. Sans une réelle baisse des dépenses publiques il ne sera pas possible de baisser la pression fiscale sur les entreprises et les ménages. C’est une condition sine qua non d’une compétitivité retrouvée et d’un recul durable du chômage.

Le vote, lors du prochain PLF, de l’ensemble des mesures fiscales du quinquennat sera particulièrement important pour renouer le fil de cette confiance si distendue entre les entrepreneurs et l’exécutif. Encore faut-il que ces engagements soient tenus dans le temps.

La transformation du CICE en baisse de charges ne doit pas conduire à une augmentation du coût du travail pour certaines entreprises. Elle ne doit pas non plus se concentrer sur les seuls salaires proches du Smic, mais profiter à l’ensemble du spectre des salaires. Car si nous voulons nous battre à armes égales dans l’économie mondiale, nous ne pouvons pas concentrer tous nos efforts sur les emplois les moins qualifiés.