Représentativité patronale : pourquoi les entreprises doivent être vigilantes
Une évolution préoccupante mérite aujourd’hui toute votre attention.
Samedi, le président de la CPME et le président de l'U2P ont revendiqué des « convergences de diagnostic » avec La France Insoumise et annoncé leur volonté de porter, dès 2026, une loi trans-partisane visant à refondre les règles de la représentativité patronale : une ligne rouge a été franchie.
Ainsi faisant, ils se sont gravement laissé manipuler par Jean-Luc Mélenchon au point d'accepter que La France Insoumise soit l'arbitre de la représentation patronale.
Derrière ce projet, le risque est clair : il s'agit d'une remise en cause politique du patronat indépendant, construite avec un parti historiquement hostile avec les entreprises, l'employeur et la liberté d'entreprendre. Il s’agit également de politiser la représentativité patronale, en la soumettant à des compromis idéologiques et à des calculs politiques, plutôt qu’à la réalité du terrain et à l’adhésion des entreprises.
Le débat doit avoir lieu, mais il n’est pas possible d’avoir des convergences avec les principaux adversaires des entrepreneurs, des entreprises quelles que soient leur taille, de la liberté d’entreprendre.
Le MEDEF restera pleinement mobilisé pour défendre une représentation patronale indépendante, stable et fidèle aux intérêts des entreprises, quelles que soient leur taille ou leur activité.
Votre vigilance est essentielle.
Car ce sont bien les entreprises qui, demain, pourraient payer le prix de décisions prises sans elles — et contre elles.